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Հայաստանի

March 21, 2018

Dernier regard vers l'Iran. Un pont me permet d'enjamber l'Araxe pour changer de pays. Une sorte de no man's land silencieux où seuls les bruits de l'eau et du vent me parviennent. Le passage de la frontière avec l'Arménie se fait sans encombre. Je continu de longer la rivière, rive gauche cette fois. Les guérites sont présentes de ce coté aussi, mais c'est surtout une impressionnante barrière en barbelé qui m’interpelle. Ne passe pas la frontière qui veut!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après quelques kilomètres je bifurque direction Megrhi, petite ville installée sur les flancs de montagnes. Je ressens rapidement le changement d'attitude chez les gens, on est loin des sourires chaleureux de l'Iran. Les visages plus fermés montrent une certaine indifférence à mon passage et les salutations sont moins enthousiastes. Déjà la route prend quelques degrés, annonciateurs de ce qui m'attend le lendemain. Je trouve non sans difficultés un endroit où camper. Dans ce fond de vallée la plupart des terrains sont cultivés et clôturés. Au moment du repas, rencontre avec un troupeau qui revient de pâturer. Les chèvres passent devant moi, impassibles, le berger à leurs trousses me gratifie d'un signe de tête, expérience qui se renouvellera au petit déjeuner.

Je me mets en route, j'ai un col à 2500m qui m'attend. La météo n'est pas aussi engageante que la veille. Très vite les nuages bas me crachent une petite pluie fine au visage. Mon vélo me paraît anormalement lourd, d'une part par le fait de la reprise, mais aussi chargé des denrées achetées à la frontière avec mes derniers Rials iranien. Un panneaux m'annonce la pente: 7%, puis 9% puis 12%!! Ce passage aura raison de moi et je poserai le pied à terre, sans me douter que ce sera le premier d'une loooongue série. J'ai atteint le plafond nuageux et évolue désormais dans une véritable purée de pois. La visibilité ne dépasse pas 100m par moment. Une voiture en sens inverse ralenti, le chauffeur me propose... une bière! Pas sûr que ce soit vraiment le moment. A mon refus il fouille ses poches et sort... des cigarettes... encore mieux! Après quelques heures d'effort, je m'arrête pour une pause déjeuner. Le GPS m'indique que j'ai tout juste fait la moitié du chemin. Je réfléchi qu'il y a de grande chance que je n'atteigne pas le col avant la fin de la journée, plus je monte plus le terrain sera enneigé et plus il me sera difficile de camper. Je poursuis cependant mon ascension sous les assauts de la neige. Au moment de repartir ce sont des giboulets qui se mettent à tomber. Une partie plus plane me donne un peu de répit, le ciel se découvre aussi, je me retrouve au dessus de la première couche nuageuse, m'offrant parfois quelques éclaircies. La montée reprend vite, toujours aussi raide. J'alterne des moments à pousser mon vélo et à tenter de le maintenir en progression quand je pédale. Le col se profile au loin. Il me reste quelques virages toujours aussi raide. J’arrive à un baraquement. Des ouvriers dans les travaux publics logent dans ce modeste habitat. Ils me proposeront un peu de thé et de café. Il est 17h, le soleil décline. J'hésite à demander l'asile pour la nuit, mais finalement requinqué et réchauffé je me remet en route pour le dernier kilomètre et demi.

J’atteins le col vers 17h30 après 7h sur mon vélo. La neige est bien présente et la température pas très chaude.

J'attaque la redescente, quel bonheur d'avancer sans effort ! Mais un faux plat m'oblige rapidement à pédaler de nouveau. Un tel vélo chargé reste scotché au macadam si la pente n'est pas suffisante et il est assez frustrant de devoir pédaler dans cette légère descente. Surtout que j'ai comme l'impression d'avoir déjà fait ma part pour la journée. Mais très vite je reprends du pourcentage, aussi raide que de l'autre coté, mais dans ce sens ça passe beaucoup mieux.

 

 

De l'autre coté du col, la même mer de nuage m'attend en contre bas. Si le spectacle est plus qu'appréciable, j'essaie de me mettre à la recherche d'un endroit où camper. Pas très disposé à replonger dans l'humidité. Mais aucune solution ne s'offre à toi, même un village abandonné est inaccessible en raison de la route qui n'est pas dégagée de la neige. Je pénètre à nouveau dans la brume,qui me saisi et me glace presque instantanément. La luminosité chute drastiquement et il fait presque noir dans ce brouillard opaque, rendant la descente périlleuse. Arrivé au premier village l'ambiance est vraiment impressionnante: bâtiments ternes, rues presque désertes... Je me met à la recherche d'un endroit où passer la nuit, guidé par des lycéens à la sortie des classes. Ravis d'aider même si aucun d'entre eux ne parle anglais ce qui me surprend quelque peu. La langue secondaire reste majoritairement le russe dans cette région de l'ancien union soviétique. On sent aussi la culture soviet dans ce pays, notamment au super marché où on trouve autant de variété de vodka que de vin en France, et des biscuit secs en vrac, comme venus d'un autre temps. L’hôtel est loin d’être le luxe, mais c'est surtout la température aux alentours de dix degré dans la chambre qui refroidi un peu.. au sens propre comme au figuré.
Le lendemain, temps dégagé de nouveau. Pour commencer c'est tout en descente et j'avale rapidement les kilomètres. Rapidement est un grand mot car la route en Arménie est jonchée de rustines et de nids de poule qui rendent parfois la descente périlleuse. J'arrive à Kapan, ville grise et austère à l'allure industrielle, même si je ne vois pas d'usine. Je suspecte fortement une activité minière que je n'ai pu confirmer à ce jour. De hautes barres d'immeubles s'accumulent à flanc de montagnes. Mais le plus original ce sont les fils tendus entre ces immeubles pour faire sécher le linge.

 

Après ces trente kilomètres faciles me revoilà à reprendre la côte dans l'autre sens. Ça grimpe, ça grimpe... Je passe

un lac à moitié vaseux. Je ne sais pas si c'est à cause de la saison ou s'il se rempli à cause du barrage. Car les lacs artificiels ne sont pas éternels et finissent par se combler de sédiments. Pour info le lac de Serre-Ponçon est donné pour 150 ans, construit il y a près de 60 ans. Même dans l'écologie et le renouvelable il n'est pas toujours évident de faire dans le durable. En parlant un peu écologie, je suis consterné et sidéré par l'état des bords de route en Arménie. Si j'avais déjà été impressionné de la population en Albanie, Grèce, Turquie et Iran, on atteint ici des sommets! Le plastique jonche le sol sur les bords de route, chaque air de pique nique est transformée en dépotoir et les sacs plastique qui volent s'accrochent dans les arbres pour une décoration bien triste.

 

Un nouvel après midi à engranger des mètres verticaux positifs. J'ai quitté la chaîne montagneuse du sud du pays, j'évolue désormais dans des petites montagnes arborisées qui rappellent la Drôme provençale d’où l'on peut voir les montagnes enneigées non loin. Dans ma progression une voiture ralenti et s’arrête à mon niveau. En tournant la tête je découvre un homme au volant tout sourire, et sa femme qui me tend un banane. Un geste simple qui vaut à lui seul mille klaxons d'encouragement et annule les mille autres d’énervement!

J'atteins enfin le sommet et cherche à passer la nuit. J'aime à établir mon campement surplombant la route durement accomplie le jour lorsque c'est possible. Encore une fois je ne trouverai que des parcelles privées et clôturées. Je camperai un peu plus loin dans la redescente, avec vue sur les plateaux du haut Karabath, les fameuses terres disputées avec l’Azerbaïdjan, responsables de l'impossibilité de réconciliation entre les deux états.

Même schéma le lendemain, j'attaque la redescente. En fond de vallée je traverse une forêt de pin d'où émane une délicieuse odeur d'humus. Plaisir olfactif puisque je n'ai pas senti grand chose sur la route depuis un moment, si ce n'est les pots d’échappement.Et la remontée reprend de plus belle, à travers des prairies et des pâtures cette fois. Je découvre une Arménie paysanne et de terroir. On me salue sur mon passage mais sans plus. On est toujours loin de l'accueil chaleureux de l'Iran. Une belle descente s'offre ensuite à moi. Malheureusement je ne peux pas vraiment me réjouir puisque je vois en même temps la remontée de l'autre coté. Je profite quand même de ces kilomètres qui font remonter un peu ma vitesse moyenne.

 Je remonte tranquillement de l'autre coté. Au dernier virage j'oublie mes gants. Je m'en aperçois 1,5km plus tard et tente de revenir sur mes pas en stop, vendu comme étant facile en Arménie par les voyageurs. C'est sans compter que l’arrêt est difficile, je capitule et redescend en vélo. J'atteins la vallée qu'il me faut remonter jusque Goris. Dix longs kilomètres. Je baisse mes rapports à mesure que je me rapproche. Lessivé par cette nouvelle journée éprouvante. J'ai cumulé environ 4500m de dénivelé positive sur les 3 derniers jour. Je trouve une petite auberge. Et dans le dortoir je reconnais un chapeau. J'ai rencontré Hervé en Iran à Varzaneh. Il est sur le retour en France après quelques années en Asie du sud est où il a travaillé. Ravi de revoir une tête connue, d'autant que j'apprécie sa compagnie et son humour décalé.

 

Je prend un jour de repos, on va à Tatev en bus après une petite marche au dessus de la ville. Un téléphérique, le plus long du monde ? Traverse la vallée. C'est ça qu'il me faut ! D'autant que j'avais envisagé de passer par cette route et découvre que la plupart de la pente est à 12%. Notre vieux bus des années 80 s'égosille dans la montée. Le monastère de Tatev est perché au sommet, surplombant la vallée. Il est pratiquement désert et malgré les travaux de rénovation en cours on peut ressentir l'essence du lieu de culte. Visite éclair du monastère pour moi car je dois revenir en stop et nous avons croisé aucune voiture en venant... Mais juste à la sortie un automobiliste s'arrête. J'aurais même droit aux arrêts photos. En revenant à Goris je rencontre Yann, un mayennais "sac au dos" en route pour le Japon.

Je reprends la route, je reprends la montée. Une voiture utilitaire s’arrête à mon niveau. Le gars me propose de m'amener à Erevan. N'étant pas au programme, je ne sais pas le détour que cela implique, je décline, pris de cours. Je regrette un peu mon choix quand j'arrive sur les hauts plateaux où je me retrouve une nouvelle fois dans la purée de pois. Je ne peux profiter du paysage. Mais finalement ça se redécouvre et laisse place à un enchaînement de paysage.

 

Je dors près du lac, gelé, avec de quoi me réchauffer. Yann m'a laissé les restes de notre soirée.

 

Durant la nuit, un bruit léger me réveille. Il me faudra un moment pour me rendre compte que c'est la neige qui tombe sur la tente, et rapidement la tente ploie sous le poids. Je me demande comment va se passer le passage du col si ça continue toute la nuit... Mais au réveil la route est dégagée, la température n'en est pas moins remontée. Je passe le fameux col dans la matinée. Au sommet la neige recouvre entièrement les paysages environnants et des giboulets me fouettent le visage. Je dois me couvrir entièrement le visage et entame une longue descente pour arriver a Eghegnazor où je compte passer la nuit. Nuit chez l'habitant chez Shushan et sa petite famille. La plupart des produits sont locaux et même du jardin, le bon goût de l'authentique.

Le lendemain c'est le dernier col d'envergure. Au pied je rencontre Anna et Armen qui vendent leurs produits locaux avec quelques phrases échangées en Français s'il vous plait. Je craque pour du miel content de contribuer à leur maigre business même si ça alourdi mes sacoches avant la montée. Bien content qu'ils ne me proposent pas de goûter la gnôle maison. Je grimpe, encore et toujours. Sous les klaxons d'encouragement. Globalement je découvre une Arménie plus chaleureuse qu'au début. Arrivé enfin en haut, tout juste le temps pour une photo ou deux. Le temps se bâche et rapidement je suis pris dans la pluie. Le vent est fort mais... dans mon dos. Alléluia !

 

 

A point d'eau sur le bord de la route où j'en profite pour refaire le plein, deux anciens cassent la croûte et me convient. Et puis rapidement d'autres voiture s'arrêtent, les gens se connaissent de près ou de loin et c'est le pique nique collectif. Si pour moi le mot Ararat évoque un volcan frontalier entre la Turquie et l’Arménie, je découvre rapidement que l'eau en bouteille à l’étiquette éponyme a un petit arrière goût de 40°. Et forcément... il me faudra trinquer avec tout le monde !! Je ne pensais pas la route autant sinueuse! Poussé désormais par un vent violent, je perds un peu d'altitude. Cependant la neige ne disparaît pas et la perspective d'une nuit sous tente m'enchante peu. Près du lac Sevan je rencontre des jeunes qui s'apprêtent à un barbecue dans une bâtisse abandonnée. Il m'invitent et la perspective d'une nuit abrité m'incite à accepter, d'autant qu'une pluie battante s'abat à présent. On passera la soirée à l'eau de source arménienne.

Au réveil, toujours un vent fort, j’atteins le lac rapidement et commence à le longer. Une forte averse m'oblige à faire une pause, l'eau s'infiltre sous mon pantalon imperméable à cause du vent. Je ne verrai pas grand chose du lac dans un premier temps, noyé dans une pluie généralisée. J'évolue le long de terres dont l'herbe jaune paille n'a pas encore revérifie sa robe verte du printemps. La couleur de l'eau oscille entre un bleu sombre et un vert émeraude suivant les éclaircies et la profondeur de l'eau. Je me retrouve face au vent pour les derniers kilomètres de la journée, et en arrivant à Sévan ce sont maintenant de gros flocons qui recouvre rapidement le sol d'une couche de neige.

 

 

Au matin les nuages ont laissé place à un beau ciel bleu, mais la température a sévèrement chuté. L'air est glacial est

  pinçant en début de journée. Je devais prendre un jour de repos, mais le prix de la chambre d’hôtel n'est pas celui indiqué sur internet et ayant payé en une nuit le prix de deux, je me remets en route. J'arrive rapidement à Sevanvank, un complexe de monastères construit sur une péninsule. Lieu incontournable en Arménie, dont je n'ai pas beaucoup pu profiter encore. Il faut dire que les monastères sont souvent perchés dans la montagne ou requiert un détour de minimum 20km. Mais c'est sans compter la rencontre à venir. Peter et Inna m'abordent presque instantanément en me voyant arriver sur le site. Un couple de russes qui voyagent avec des amis et leurs enfants. Nous visitons ensemble le site et alors que je m’apprête à repartir, ils me convient pour le déjeuner. Sur les berges de Lac Sévan, ambiance cosy et vue panoramique, c'est un véritable festin qu'ils me préparent. Le tout arrosé d'eau minérale Arménienne... naturelle cela va sans dire.

Le vélo étant chargé dans le minibus, je décide de poursuivre la journée avec eux et profite donc de visiter un certains nombres de monastères. Je me ferai déposer au dernier car un coin pour camper est aménagé. Feux de camp, dernières lueurs du jour et imposant monastère au milieu de la foret. Ambiance garantie. Après une soirée où un voile nuageux teinte le ciel d'un gris opaque, un ciel étoilé se découvre contre toute attente. Des étoiles que je n'ai pas eu l'occasion de profiter depuis un moment et dont je resterai un moment à les admirer.

Depuis le monastère je reprends la descente. Je poursuis en fond de vallée jusque les frontières avec l’Azerbaïdjan. La frontière n'est bien-entendu pas ouverte, je poursuis donc sur la ligne, un œil en Arménie, un œil en Azerbaïdjan. Je grimpe jusqu'au sommet où je décide d'ériger mon campement pour la nuit avec une vue superbe sur l’Azerbaïdjan. Une nuit fraîche et humide, rythmé par les hurlements des chacals non loin. Si la pluie a cessé le temps de plier mon campement elle reprend de plus belle au moment de grimper sur le vélo.

 

Et c'est parti pour une descente... aux enfers! Crispé sur mes freins, me voilà à éviter les sempiternels nids de poule qui rendent cette descente assez dangereuse. Et après... il me faut remonter de l'autre coté. Mais le relief diminue peu à peu et le dénivelé avec. Je suis maintenant dans des montagnes basses aux prairies verdoyantes. Arrivé en haut ça se découvre. La descente se fera sous un beau soleil jusque arriver à la frontière où je passe la nuit avant de traverser en Géorgie.

Les formalités sont faciles à la frontière. L'officier arménien parcours mes visas : « -Iran... Armenia... and then (et après) ? - Georgia, Azerbaïdjan.... ouuuuuuups! Le mot interdit! En près de deux semaines j'ai réussi à éviter de le prononcer et me voilà à le sortir à l'officier en charge de ma sortie du territoire. Moment de flottement, sourire gêné et entendu entre les officiers. Il me rend mon passeport.

En Géorgie après le passage du poste un officier m'interpelle. Il ne m'a pas vu me faire tamponner mon passeport et s'empresse de vérifier que j'ai bien effectué les formalités administratives. Il ne semble pas se douter que j'ai déjà vérifié de mon coté. Sans tampon d'entrée dans un pays c'est la déportation assurée, accompagnée généralement d'une amende et d'une interdiction de territoire .

Ma première impression de la Géorgie est hautement positive. Des gens, des enfants qui me saluent chaleureusement. Pas de coup de klaxon ou presque, des bords de route (presque) propres, dépourvus de plastique. Cerise sur le gâteau, l’asphalte est lisse et la route est plate. Un léger crachin n'arrivera pas à faire noircir le tableau. J'avale les kilomètres et arrive a Tbilissi bien avant l'heure escomptée. C'est fou comme ça va plus vite sans montée. Aux abords de la ville je trouve une connexion pour trouver l'adresse de mes hôtes. Il me reste une quinzaine de kilomètres à travers la ville. Chic ! Une grande agglomération, ça faisait longtemps! Je branche mes écouteurs : Daft Punk à plein régime, les vrais savent. Me voilà à m'engager sur le périphérique prêt à en découdre. Mais deux accidents de voiture coup sur coup m'inciteront à la prudence.

Je traverse le centre ville pour arriver à destination. Un charmant petit appartement dans le centre surplombant un jardin. Géraldine vit ici avec ses 4 enfants, qui sont en classe à l'école française ou elle enseigne. L'accueil est chaleureux et animé. Les enfants sont attachants. Je suis vite intégré à la famille. Quelques jours de repos où j'en profiterai pour mettre à jour mon blog, mais pas pour visiter. Enfin, pas encore...

 

On ne va pas se mentir, ce n'était pas la période idéale pour circuler en Arménie. Les cols restent enneigés en cette fin d'hiver et les températures souvent négatives. Mon visa Iranien expirant il me fallait trouver une issue. Le Turkménistan reste la bête noire des voyageurs à vélo tant le visa est compliqué et incertain à obtenir. Je me suis donc réorienté sur les pays du Caucase que je n'ai pu visiter avant l'hiver faute de neige (encore plus qu'actuellement). Il me faudra cependant traverser la mer Caspienne pour atteindre l'Asie centrale et à en croire les expériences ça ne semble pas être du gâteau. Mais l'heure est à l'appréciation de ces différents pays. Et même s'il ont en commun l'appartenance à l'ancien union soviétique, chacun conserve son identité propre et son peuple. Si je n'ai pu profiter pleinement de l'Arménie, de ses richesses (et de son alphabet!), c'est aussi parce que j'avais une date butoir pour arriver en Géorgie. Il me faut maintenant me rendre à l'aéroport pour des retrouvailles tant attendues...