May 14, 2020

February 12, 2020

December 16, 2019

October 10, 2019

August 24, 2019

June 26, 2019

January 3, 2019

Please reload

Posts Récents

I'm busy working on my blog posts. Watch this space!

Please reload

Posts à l'affiche

Tbilissi => Baku

April 27, 2018

Je retourne dans la famille qui m'accueille à Tbilissi. Géraldine vit ici depuis le début de l'année académique après une longue période au Kenya. Elle est institutrice à l'école française du Caucase où sont scolarisés ses quatre enfants. Ils me reçoivent dans leur petit appartement chaleureux où je me sens comme chez moi. Ils accueillent aussi Elie, libanais. Il a quitté ses études pour réaliser son rêve: maître de méditation. Il voyage désormais au gré de ses rencontres, des opportunités qui s’offrent à lui. Je profite du calme de la journée pour vaquer à mes occupations sur l'ordinateur. Le soir je retrouve cette famille attachante et la joie d'un foyer où règne  la vie et le tohu-bohu. 

Le week-end arrivant nous profiterons du samedi pour nous balader sur les hauteurs de Tbilissi. La ville a beau être une capitale, il est plus que facile de se retrouver en pleine nature en une demi heure de bus, les fameuses matrushka, depuis le centre ville. Nous nous dirigeons vers la forteresse d'Azeula sur les hauteurs de Kojori. Tous à l'assaut des fortifications. Aline qui nous accompagne à vite fait de nous amuser la galerie. Elle vient de Chambéry et travaille dans l'école avec Géraldine. Nous nous apercevons rapidement que nous nous sommes croisé en Arménie un peu plus tôt alors qu'elle voyageait en auto stop avec son copain Hugo. Je me rappelle de ces deux  excités qui me faisaient de grands signes d'encouragement derrière le pare brise d'un camion alors que j'étais dans les derniers kilomètres du col Vorotan. 

Le soir je retourne à la Fabrika, devenue mon QG à Tbilissi.  J'y rejoins Manu, un breton lui aussi sur la route pour la Nouvelle Zélande, comme son site internet l'indique. J'avais eu vent de sa venue via les réseaux sociaux. Il arrive accompagné de Charles, suisse roman avec lequel il voyage depuis la Cappadoce. Renaud et Marc, deux autres voyageurs à vélo nous rejoindrons pour une soirée francophone. Ravi de retrouver des cyclos, nous planifions une virée nocturne, Tbilissi ayant une réputation infaillible pour sa nightlife et sa scène électronique. Nous profiterons d'une journée de repos le lendemain pour échanger bon plan et itinéraire. Les options étant diverses et variées.

Retour en famille. Je passerai une semaine tranquille. Je commence à tisser un réseau au sein des expatriés de la ville. La vie sédentaire reprend vite le dessus. En attendant le week end nous continuons notre exploration de la ville. J'ai d'ailleurs retrouvé ma carte mémoire et j'en profite pour vous partager quelques clichés de la ville

Avec Charles et Manu nous irons manger chez Aline et Hugo. Ils projettent de se rendre en Asie centrale sous peu, et majoritairement au moyen de leurs bicyclettes. Nouvel échange d’itinéraires. Une séance d’escalade s'invitera aussi à la partie, Charles étant grimpeur et transportant son matériel sur son vélo. J'en profiterai aussi pour réviser intégralement mon vélo. Préparation oblige pour le gros morceau de mon périple qui arrive, à savoir l'Asie centrale. Le mercredi soir nous avons rendez au backstage, un bar événementiel près de Vake square. S'y joue ce soir un groupe de breton (encore eux) avec présentation de danses traditionnelles. Il s'avère que Manu fait parti d'un fest-noz. La salle est remplie d'expatriés majoritairement français. Un petit air de France au milieu de mon voyage. 

Avant le week end j'aurais le plaisir de rencontrer Stefanie, kiné allemande expatriée en Géorgie. Elle entre dans le cadre de mon projet (que je n'ai pas encore abandonné!!). Je n'ai que peu de renseignements sur la kinésithérapie en Géorgie, qui semble pratiquement inexistante. Le peu de protagonistes que j'ai contacté n'ont pas répondu à mes sollicitations. En Grèce c'est près d'une cinquantaine de mail restés sans réponse. A la sortie de mon entrevue je propose aux copains de nous retrouver aux bains. Il semble que ce soit un incontournable à Tbilissi. La plupart des établissements proposent une formule privée. Nos petits budgets nous feront opter pour les bains publiques. On est loin de l'image que l'on peut se faire des bains, qui ressemblent plutôt à une douche collective qu'à un spa. Immersion totale garantie.

Nouveau week end pascal! L’orthodoxe cette fois ci. Géraldine et les enfants sont dans l'ouest du pays pour les deux premiers jours (vendredi étant aussi vaqué pour la plupart des institutions). Le dimanche nous le passerons au jardin botanique. encore une fois il est agréable de se retrouver en pleine nature en étant si proche de la ville, car le jardin ressemble plus à une forêt aménagée. 
 

1/5

Le lendemain nous partons pour le lac de Tsalka un peu à l'ouest de Tbilissi. Nous retrouvons un couple d'enseignant de l'école et deux expatriés, dont un australien que je connais de la salle d'escalade... quand je disais que je commençais à tisser mes relations. Nous nous enfonçons dans ce canyon pour atteindre des cascades.

 

 

C'est le cœur lourd que je retourne en ville. En effet je prépare mon départ pour le lendemain. Si je ressens le besoin de retrouver mon voyage et ma routine, il n'est pas aisé de quitter les lieux quand on s'y sent si bien. Cela fait parti du voyage.Les adieux fait après une dernière leçon d'origami aux enfants dans la classe de Géraldine, je reprend la route.

 La chaleur est pesante. Après ce long arrêt a Tbilissi le climat s'est nettement réchauffé. Short t-shirt sont de mise, ça faisait longtemps! J'arrive a Sartichala et décide de quitter la route pour m'enfoncer dans les terres. Je quitte l'asphalte pour une route chaotique, mais bien content de quitter la circulation. Comme par hasard, la playlist que j'avais dans les oreilles se termine, signe que je peux enfin profiter du calme et du silence. Je refais le plein d'eau à la sortie du village et commence à arpenter cette petite route qui se transforme parfois en sentier. Les alentours sont bien verdoyants et les agriculteurs sont au travail.. Des odeurs de terre retournée m'emplissent les narines. J'arrive à un autre village, celui ci plus reculé. Difficile d'estimer quelles maisons sont encore habitées. Toutes ont l'air vieillissante, vestiges de l'union russe et victimes de l'exode rural. La rue est déserte, je ne rencontrerai que quelques villageois. L'accueil est froid et peu cordial. Ma première impression de la Géorgie est bien loin. Depuis que je suis parti j'ai plutôt l'impression d’être sorti de zombie-land. Peu de salutations et une certaine indifférence à laquelle je ne suis pas habitué. La plupart des automobilistes que je rencontrerai les jours suivants m'adresseront un signe de la main, mélange d'incompréhension et de reproche: "il n'y a rien a voir ici, qu'est ce que tu fous là!" auquel je répond par un sourire. Beaucoup ne comprennent pas le plaisir de se retrouver au milieu de nul part.