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Oткуда?

May 31, 2018

 

 

  1. Nous arrivons à Aktau au Kazakhstan après trente heures sur le bateau dont vingt-quatre de traversée de la mer Caspienne (et 6h d'attente au port). Il est donc pratiquement minuit. Après une bonne heure d’attente, des militaires montent à bord et commencent une fouille minutieuse du bateau et de nos bagages. Je savais les douanes kazakhs rigoureuses mais pas à ce point là. Après avoir été mis en règle avec l'immigration nous retournons au bateau pour récupérer nos vélo. Une fois encore il faudra passer nos sacoches sous le flair du chien. Nos amis motards doivent se mettre en règle pour leur véhicule. On ne sait pas trop quoi faire de nous, l'officier semble un peu novice. Il nous fait donc attendre dehors plus d'une heure avant de finalement nous laisser partir sans plus de formalité ni d'explication. Nous abandonnons les motards dans les formalités administratives. Il est pratiquement quatre heure du matin. Nous nous dirigeons vers la ville afin de trouver un endroit où passer le reste de la nuit. Nous roulons le long d'une plage qui fera parfaitement l'affaire. La nuit est courte mais reposante. Nous nous laissons aller malgré le soleil qui monte dans le ciel. Aktau n'est pas ce qu'on imaginait, cette ville de près de deux cent mille habitants a tout de la station balnéaire moderne.

Nous flânons un peu dans ses rues pour nous ravitailler et rejoignons finalement le bord de mer pour passer l'après midi et pêcher notre repas du soir. Charles ayant le nécessaire dans ses sacoches. Une pêche qui se terminera par un bain frais avec des jeunes de la ville. Les kazakhs ont les traits mongoloïdes très marqués. Je m'attendais à ce que le faciès change  de façon homogène entre le moyen orient et l'Asie.  Mais la traversée de la mer Caspienne a entrainé un changement radical sur le faciès  des habitants. 

Nouveau campement sur la plage, avec un couché de soleil de première  classe.

Une autre journée tranquille, nous prévoyons notre itinéraire. Nous avons un peu d'avance sur notre visa ouzbek. En effet l’Ouzbékistan a la particularité de demander des dates précises et impossibilité d'arriver plus tôt ou de partir plus tard que les dates indiquées. Pas facile pour des voyageurs à vélo à l'agenda fluctuant. Comme nous avions prévu un peu large, il nous reste quelques jours de rab. Nous décidons de prendre la route qui mène à un fort. Cela nous fera faire un petit détour mais nous épargne une longue portion monotone dans le désert.

Nous nous mettons en route le lendemain. Très vite nous nous retrouvons dans des steppes. La première portion n'est pas facile, la circulation reste dense du fait de l'aéroport et de l’activité industrielle. Partout pullulent des petits puits de pétrole. C'est la première fois que j'ai l'occasion d'observer des derricks puisant l’énergie des sols de notre terre de leur mouvement cadencé. Le vent nous est favorable et la moyenne reste soutenue. Puis nous bifurquons en direction du littoral. Nous évoluons à travers la steppe. Les chameaux qui pâturaient le long de la route ont laissé la place aux hordes de chevaux en liberté. La piste est assez facile à rouler et s'enfoncer dans cette nature aride est une expérience nouvelle, autant impressionnante qu'enthousiasmante.

 

 Nous arrivons finalement à la baie bleue. Une large baie a l'eau cristalline et au sable clair. Un bivouac de luxe en prévision. Même les serpents qui rodent ne nous feront pas désenchanter. Nous avions été prévenu un peu plus tôt par la police alors que nous nous restaurions près de la route. Le désert regorge d'animaux tous aussi charmants les uns que les autres : araignées, scorpions, serpents... Un seul est mortel mais peu répandu. La plupart des nombreux reptiles qui serpentent sur la plage sont des vipères. Nous montons donc les tentes par précaution.

Dans la nuit le vent tourne et souffle avec une violence inouïe. Il me faudra démonter ma tente qui ne tient pas dans le sable. Au petit matin des bus de jeunes kazakhs en journée verte ont envahi la plage. Après s'être fait offrir quelques vivres et une séance "selfie" nous nous remettons en route. Le vent n'a pas faibli, nous l'aurons de face toute la journée. Il nous faut parcourir une quinzaine de kilomètre pour rejoindre la route principale où nous profiterons quand même du paysage. Puis c'est tête dans le guidon que nous progressons jusque notre destination finale. Un Land Rover nous double et se range sur le coté. Je reconnais la plaque vendéenne. Jacques et Annie arrivent du bateau qu'ils ont pris après nous. Ils se dirigent dans la même direction et la promesse d'une bière fraîche en arrivant nous redonne un peu de force. Nous arrivons au fort Shevshenko lessivés.

 

Après une nuit juste sous le fort, en pleine ville, nous nous réveillons entourés de petit kazakhs curieux, qui observent nos moindre faits et gestes.

 

 

Nous plions bagages pour reprendre la route. Le vent a faibli et nous entamons une longue traversée de la steppe. Rapidement il n'y a plus rien à l'horizon. C'est d'une monotonie à mourir, un paysage platonique auquel j'ai rarement été confronté.

 

Quelques chevaux croisent notre chemin de temps en temps. On trouve une ferme où prendre un peu d'eau au puits. La mère est peu aimable mais sa fille acceptera de remplir nos bouteilles. Nous nous dirigeons vers le littoral. Nous poursuivons  en quittant la route pour des pistes qui coupent à travers canyons et collines que dessine l'érosion. Les paysages changent et continuent de nous subjuguer jusqu'à élire notre bivouac pour la nuit sur les hauteurs de la baie