October 10, 2019

August 24, 2019

June 26, 2019

January 3, 2019

December 25, 2018

December 1, 2018

September 19, 2018

Please reload

Posts Récents

I'm busy working on my blog posts. Watch this space!

Please reload

Posts à l'affiche

Petites îles de la Sonde

October 31, 2019

Je termine mon séjour sur l’île de Bali à Ubud. La ville n'est pas moins qu'un lieu très touristique où croiser un local y est assez difficile. L'avantage est dans les structures qu'elle apporte : auberges à bas coût, restaurants occidentaux, studio de yoga... Naturellement les prix vont de paire avec la fréquentation. Bien que touristique Ubud a gardé un certain charme avec ses rizières et ses temples Hindous. L'atmosphère y est plutôt calme et agréable. Je quitte mon auberge après quelques jours avec la bonne compagnie de Gwen et Morgane, françaises en vacances.

La route pour rejoindre la côte est appréciable, la circulation supportable. La dense végétation me fourni de l'ombre pour me protéger des rayons du soleil. Dès lors que je quitte l'hyper centre, les masques tombent, celui des locaux avides et celui du voyageur frustré de l'unique échange pécuniaire. Rapidement ce sont plutôt les sourires honnêtes et les salutations des enfants. J'atteins le port pour traverser en direction de l’île suivante.

Les abords de Lombok me séduisent immédiatement, j'arrive en fin de journée avec la lumière chaude du soir. Je prends la direction du sud pour me rendre à Kota. L'accueil des habitants fait fondre les restes de ma carapace instantanément. Des gens heureux et chaleureux, des sourires à la pelle, je tombe instantanément amoureux de l’île. Je prends une petite route qui traverse par les terres intérieures. J'assiste à une succession de petits villages authentiques. Après une rude montée j'atteins un plateau aménagé de rizières. Les rayons sont désormais rasant et les ombres s'étiolent. L'appel à la prière du soir rajoute un charme indéfinissable au moment. Les derniers rayons du soleil me sortent de ma rêverie, la nuit tombe vite et aux vues de la distance qui me sépare j'ai peu de chance d'atteindre ma destination ce soir. Je tente ma chance près de jeunes pour trouver un endroit où planter la tente, sans succès. Je suis au milieu de nul part, sans eau et sans nourriture, préparé comme jamais à mon retour sur la selle. C'est Jumadil, qui au détours d'une petite montée m'interpelle et m'invite à passer la nuit avec sa petite famille. La carapace a totalement cédée et je retrouve mon voyage et mes valeurs. Une bonne partie de la famille défile durant la soirée. Au petit matin, je suis invité à passer à la madrassah du village, école islamique où enseigne l'oncle de mon hôte.

 

Je poursuis ma route sur ce plateau, les rizières s’enchaînent, jaunies par la fin de la saison sèche. La saison des pluies ne devrait pas tarder et commence même à se faire attendre par les locaux, mais pas pour moi égoïstement. Quelques mosquées pointent ici et là à travers le paysage. J'ai quitté l’Hindouisme balinais pour un retour à l'islam.

J'arrive à une première plage, magnifique... mais très touristique. Elle est bordée de parasols à louer et impossible de faire un pas sans être abordé pour me vendre quelques chose, je me pare de ma carapace de nouveau. Les voyageurs tentent tant bien que mal de surfer quelques rarissimes vagues. 

Je continue jusque Kota, qui est à l'instar de son homologue balinaise. Des restaurants, des hôtels, des touristes... Mais l'atmosphère y est moins surchargé. Je rencontre un groupe de français expatriés et gérants de divers commerces en ville. Je prolonge du coup mon séjour d'une nuit pour profiter des infrastructures et des plages à proximité. Il faut de tout pour faire un monde et pour satisfaire tout le monde. Quoi qu'on en dise ces lieux de tourisme de masse permettent de protéger quelque peu le reste du monde. Merci donc à eux d'exister. Si ces voyageurs ne se retrouvaient pas tous dans ces même lieux, il y aurait beaucoup moins pas d'endroits préservés et reculés, ceux-la même que recherchent un autre type de voyageurs dont je fais parti.

 

Direction Mataram. Belle route peu circulé, toujours le long de rizières en friche ou asséchées. Ici Yosua m'accueille dans sa famille. Le hasard a fait que nous nous retrouvons à trois voyageurs en même temps chez lui : Devin un américain un peu fou et David, l'espagnol qui ne remonte pas beaucoup le niveau. Nous passons une soirée tous ensemble. Comme à mon habitude je prolonge mon séjour pour profiter le lendemain de l'exploration locale. Des rizières encore mais dans un cadre très différent. En effet des résurgences venues du volcan non loin font de cette partie de l'île un lieu continuellement très humide, malgré l'absence de pluie depuis des mois. Ainsi nous parcourons ce havre de verdures, sillonné de rivières et de cascade. Nous terminons au traditionnel couché de soleil sur la plage. 

1/6

 

Je longe la côte en direction des îles Gili. De belles plages paradisiaques s’enchaînent, épargnées par le tourisme pour l'instant, ce qui ne devrait pas durer très longtemps. Les Gili font déjà les frais. Petites îles paradisiaques prises d'assaut. Je porte mon choix sur Gili Air, la moins mouvementée en terme de vie nocturne. La journée est ventée et la mer agitée. Je dois tenir mon vélo en équilibre sur notre petite embarcation sommaire.

La saison est sur la fin globalement en Indonésie et les établissements de plus en plus désert. Paradoxalement il n'y a rien de pire pour accentuer mon sentiment de solitude. Comme je ne cesse de le répéter : il y a une grande différence entre être seul et se sentir seul. Et bien souvent ce sont dans les lieux touristiques que je fais fasse à ma solitude et rarement lorsque je campe seul dans la nature. Alors un lieu touristique déserté... semble assez sordide. Mais un petit groupe d'écossais se retrouve à la même auberge que moi et nous décidons de passer la journée du lendemain ensemble pour une journée de snorkeling (palme, masque, tuba). Les tortues sont au rendez-vous. 

 

Direct vers l'est, le retour se fait sur une mer plus calme. Je longe la côte entre plages et rizières. Je m’arrête manger en bord de mer, poisson frais au barbecue. J'arrive aux abords du village de Senaru après une petite côte. Senaru signe le départ de randonnée pour le volcan Rinjani qui domine l’île du haut de ses 3726m de dénivelé. De nombreux établissement sont fermés ou en cours de démolition. C'est la première fois que je vois les vestiges du tremblement de terre qui a secoué l’île il y a plus d'un an.

J'arrive dans un petit village où je trouve une chambre typique chez l'habitant. Le temps de traverser le village que la file d'enfant s'étire comme une longue traîne derrière moi. Arrivée en grande pompe !

Après avoir déposé mes affaires j’enfourche mon vélo de nouveau pour me diriger vers les cascades à flanc de montagne. Un petit 400 m de dénivelé au cas j'en ai pas encore eu assez de ma journée.

 

Retour à l'auberge et dîner sur place avec la deuxième moitié du poisson acheté pour le déjeuner, copieusement arrosé de brem, alcool local à base de riz gluant, et d'anecdotes de mon hôte sur les traditions de son village où les rituels sont nombreux. Je repars le lendemain sans oublier de m’arrêter à la mosquée du village. Un des joyeux du patrimoine de l'île étant construite en bambou au XVIIème siècle...

 

Le paysage devient de plus en plus sec et la chaleur se fait vite ressentir. Je suis une camionnette dont la benne est remplie de jeunes enfants avec leurs mères. Cheveux au vent, sourire aux lèvres dans ce mode de transport bien local en Asie. Les enfants me saluent, les parents aussi. Je les suis un moment, leur sourire et leur salutations me font oublié le mercure qui grimpe et la route aussi.

J’enchaîne des montées et descente dans un paysage aride ce qui ne facilite pas mon avancée. Les plages sont de sable noir, très sauvages dans l'ensemble bien que toujours autant polluées. Une fois retrouvé le proche littoral je m’arrête pour déjeuner et laisser passer les heures chaudes. Je reprends mon rythme thaïlandais, vélo le matin, repos en début d'après midi et derniers kilomètres en fin de journée. Je termine ma journée chez Ilham. Je suis vite intégré comme un membre de la fratrie par la famille. Il faut dire que je ne manque pas d'apporter une portion de martabak !

Ilham est en congé en ce dimanche. Il me propose de me faire visiter quelques attractions notables de l'est de l'île à scooter. Il n'hésite pas à m'emmener en diverses endroit éloignés. J'aurais ainsi parcouru la plupart de l'île.